La deuxième génération de l'A7 Sportback allie, selon Audi, l'élégance d'un coupé au côté pratique d'un break et au confort d'une limousine. Du moins, en théorie.

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Plus de technologie que jamais Gestion de la boîte auto

Le succès de l'A7 Sportback originale était largement dû à son style atypique, visuellement différent du reste de la gamme. Le nouveau modèle reste fondamentalement fidèle à l'original mais il manque légèrement du coup de poing visuel de l'original. Surtout au niveau de la face avant, qui peut facilement être confondue avec celle de la A5 Sportback.

Ce nouveau modèle est 5 mm plus court, 2 mm plus haut et 2 mm plus étroit que l'ancienne mais il a gagné 12 mm en empattement. Avec une capacité de 535 litres (1.390 litres banquette rabattue), le coffre reste identique. Le spoiler arrière actif a également été transmis de génération en génération. Il se présente automatiquement à une certaine vitesse ou au toucher d'un bouton.

Ce n'est pas la première fois que les ingénieurs du département éclairage viennent souligner la ligne extérieure avec des LED et autres points lumineux. Sur la A7, ils ont poussé le bouchon encore plus loin. Grâce à la nouvelle technologie LED HD Matrix – en combinaison avec les feux laser ou pas – la A7 transforme toute obscurité en jour. Impressionnant! Une option à considérer, bien que certains ne soient pas emballés par l'animation lumineuse que les feux font à l'ouverture du véhicule.

Y a-t-il plus de technologie?

Oh oui! La deuxième génération d'A7 Sportback est fortement en ligne avec la A8  car elle reprend la quasi-totalité de sa technologie. Cela paraît évident à la vue de la planche de bord qui, à l'exception des compteurs, est pratiquement identique. Au centre, on retrouve les deux écrans tactiles de 10,1" au verre brillant et au retour haptique. Bien qu'ils regroupent presque l'entièreté des commandes de l'habitacle, Audi a réussi à leur offrir une utilisation simple et claire. On ne peut pas dire cela de toutes les marques…

En plus des deux écrans, les compteurs sont remplacés par le Audi Virtual Cockpit et un affichage tête haute très pratique (option). Même si cette A7 est équipée d'un volant, elle peut conduire toute seule. Enfin, presque. Avec son armée de caméras, capteurs et radars, elle peut se vanter d'atteindre le niveau 2 de conduite autonome. Bien que le modèle soir capable de beaucoup plus selon Audi, le cadre légal entourant la conduite autonome est encore réduit.

Sur la route, ça donne quoi?

Audi nous promet que la nouvelle A7 est plus sportive que jamais. Mais, tout dépend de quelle A7 vous avez entre les mains. Actuellement, vous avez le choix entre un moteur V6 essence de 3,0 litres (55 TFSI) de 340 ch ou un V6 diesel de 3,0 litres (50 TDI) de 286 ch. Tous deux sont équipé d'un système micro-hybride (démarreur/générateur à courroie), du système quatre roues motrices Quattro et d'une transmission automatique. Il s'agit cependant d'une boîte à double embrayage et 7 rapports sur le modèle essence alors que le diesel s'équipe d'une automatique ZF à 8 rapports. Même le système Quattro diffère légèrement. L'essence dispose d'un différentiel multidisques à commande électronique, tandis que le diesel a droit un système permanent plus classique avec différentiel intermédiaire.

Et ce n'est pas fini! Vous avez aussi le choix entre 4 types de suspensions. En plus de la suspension standard passive, vous avez également le choix entre une suspension rabaissée, une suspension à amortisseurs adaptatifs ou, comme dans le cas de notre véhicule d'essais, une suspension pneumatique adaptative. Cette dernière excelle notamment en confort et donc sur l'autoroute. Elle reste cependant limitée en conduite dynamique.

Plutôt un baby-A8 en version coupé? 

Oui, mais seulement sur papier. Durant notre semaine d'essai, nous avons également eu l'occasion de prendre le volant de la nouvelle A8 50 TDI et nous avons remarqué de nombreuses différences. Premièrement, la A8 est bien mieux isolée aux bruits de vent et de route – le double vitrage est en option sur la A7. Ensuite, ses sièges sont bien plus confortables. En effet, les sièges S-line du coupé-4-portes n'ont de sportif que le logo et semblent fermes pour un véhicule de cette gamme. Enfin, le groupe motopropulseur paraît bien mieux accordé. Le V6 diesel est plus silencieux dans la grosse berline et, surtout, la boîte est mieux ajustée.

Malgré les 620 Nm de couple disponibles à bas régime, la ZF 8 de la A7 va rétrograder un ou deux rapports au moindre touché du gaz. C'est évidemment inutile. La A8, quant à elle, ne souffre pas de cette sur-réactivité. Cela pourrait s'expliquer par une plage de couple disponible quelques tr/min plus tôt.

Au final, les deux voitures partagent une plateforme et de la technologie mais la A7 déçoit bien plus que sa grande sœur. Avec son look élancé, elle laisse transparaitre un tempérament dynamique que les suspensions à air tarées confort et la boîte surexcitée ne communiquent pas au conducteur. Peut-être cette caractéristique est-elle réservée aux modèles essence ou à une future S7?

Modèle Audi A7 Sportback 50 TDI Quattro
Moteur V6 diesel, 3.0 litres turbo avec micro-hybride de 48V
Puissance 286 ch de 3.500 à 4.000 tr/min & 620 Nm de 2.250 à 3.000 tr/min
Transmission automatique ZF à 8 rapports, transmission intégrale Quattro
Poids 1.955 kg
0 à 100 km/h 5,5s
Vitesse max 250 km/h
Consommation 5,8 l/100 km
Prix 69.900 €